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Santé et Biotechnologies L'assistance médicale à la procréation Avis du CCNE sur l’assistance médicale à la procréation chez les couples présentant un risque de transmission virale – Réflexion sur les responsabilités Les couples dont l’un des membres ou les deux présentent un risque viral comme le VIH ressentent généralement un sentiment de discrimination concernant l’assistance médicale à la procréation (AMP). Les médecins entendant leur cause se sentent pour leur part tiraillés entre l’envie de satisfaire leurs patients désireux de s’assurer une progéniture et le devoir de protéger les intérêts et l’avenir de l’enfant. C’est pourquoi le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) étudie cette question en se penchant sur trois cas. Premièrement, il s’intéresse aux couples sérodifférents dont la femme est séropositive pour le VIH, puis à la prise en charge en AMP des couples dont l’homme et la femme sont séropositifs pour le VIH et enfin à la prise en charge des couples dont l’un ou les deux membres présentent plusieurs risques viraux. Entre devoir d’information et critère d’accès à l’AMP, le CCNE essaye dans ce court exposé de la situation, d’aider la médecine à faire face au cas de conscience que pose ces couples au désir légitime. Les textes utiles Avis du CCNE n°069 Avis du CCNE sur l’extension du diagnostic préimplantatoire Le diagnostic préimplantatoire consiste à faire un diagnostic réalisé in vitro sur une ou deux cellules de plusieurs embryons, afin d’en sélectionner un qui soit indemne de l’affection redoutée pour le transférer in utero. A l’heure actuelle, cette pratique est extrêmement encadrée, eu égard aux risques de dérives, comme l’instrumentalisation de l’enfant. Réduit au cas des maladies génétiques d’une particulière gravité reconnues comme incurables, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) recherche s’il est possible d’élargir cette pratique pour les cas d’atteinte de la maladie de Fanconi et de la maladie de Hunington. Etudiant ces hypothèses sous l’angle éthique, scientifique et pratique, le CCNE conclut que les précautions à prendre dans ce domaine ont pour objectif de parer à une possible dérive conceptuelle que la société peut avoir de l’humain, qui deviendrait un moyen et non une fin. Il est d’ailleurs rappelé le principe selon lequel l’intérêt du tiers ne doit jamais nuire à l’intérêt de l’enfant à naître. Les textes utiles Avis du CCNE n°072 Avis du CCNE sur les questions éthiques soulevées par le développement de l’ICSI L’ICSI (intra cytoplasmic sperm injection) consiste en une micro-injection d’un spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte. S’emparant des séquelles en terme de transmission de maladies génétiques à l’enfant né de cette technique, le Comité consultatif national d’éthique appelle à la vigilance concernant l’utilisation de ce procédé qui reste un moyen en dernier ressort et non pas en première instance. A la lecture de cet avis, la carence législative est constamment soulignée. S’appuyant sur ce fait et plus généralement sur la discrétion qui entoure cette technique pourtant répandue à l’heure actuelle, le Comité met la puce à l’oreille du lecteur en insistant sur l’intérêt de l’enfant parfois négligé au profit de l’engouement pour cette technique. Le bien-être des générations futures dépend des questions que nous nous posons aujourd’hui et il n’est pas opportun d’attendre l’observation des résultats pour prendre des précautions. Les textes utiles Avis du CCNE n°075 |
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