Comment valoriser la marque France ?

A l’issue d’une étude de plusieurs mois, associée à l’audition de multiples acteurs économiques, le député et ancien Ministre Yves Jégo, a remis, le 6 mai 2010, un rapport visant à faire du « Made in France » un instrument de traçabilité au service des consommateurs. Considérant que « la traçabilité de l’origine est aujourd’hui au coeur des enjeux d’une transparence souhaitée par une part croissante des consommateurs et des entreprises », Yves Jégo formule dix recommandations en vue de pallier aux difficultés rencontrées par les consommateurs dans la détermination de l’origine ou de la qualité des produits et services proposés.

L’Observatoire du « fabriqué en France », institué à la suite du rapport Yégo le 31 août 2010 à Paris, est chargé, sous l’autorité de la Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services, de mesurer l’état du Fabriqué en France à partir de trois indicateurs statistiques, actualisés chaque année, qui comprennent :

– la part française des produits fabriqués en France ;
– le positionnement des filières françaises dans les échanges mondiaux ;
– la part des produits fabriqués en France parmi les produits vendus sur le territoire national.

En vue de valoriser le marquage de l’origine des produits, le rapport Yégo ouvre deux pistes de réflexion :

– la création de deux labels distincts : les labels professionnels et les labels officiels ;
– la délivrance complémentaire d’une carte d’identité des produits et des services.

Le rédacteur du rapport propose également l’instauration d’une gradation facultative de l’appelation « Made in France », pouvant aller d’une simple mention à une formulation telle que « Made in France*** », complétée par l’indication du pourcentage de valeur ajoutée dans l’hexagone. Cette proposition suscite toutefois des interrogations quant à la lisibilité de l’information délivrée au consommateur, confronté déjà à un foisonnement d’indicateurs de qualité ou de provenance.

Virginie Brunot, Anne-Sophie Cantreau, L’Usine nouvelle, 4 novembre 2010

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