Création du traitement des antécédents judiciaires

Par un décret du 4 mai 2012, un nouveau d’un traitement de données à caractère personnel dénommé « traitement d’antécédents judiciaires » a été mis en place. Il est entré en vigueur le lendemain de sa publication, le 7 mai dernier.

Ce décret est pris pour l’application de l’article 11 de la loi n°2011-267 du 14 mars 2011 d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite LOPPSI 2. Celui-ci vient mutualiser les deux fichiers existants : le système de traitement des infractions constatées (STIC) de la police nationale et le système judiciaire de documentation et d’exploitation de la gendarmerie nationale (JUDEX), ces derniers devant totalement disparaître à la date du 31 décembre 2013.

Le décret précise que ce nouveau traitement « a pour finalité de fournir aux enquêteurs de police, de la gendarmerie nationale ainsi que la douane judiciaire une aide à l’enquête judiciaire afin de faciliter la constatation des infractions, le rassemblement des preuves de ces infractions et la recherche de leur auteur ».

Le texte spécifie le type de données recueillies et traitées, leur durée de conservation (allant de cinq ans à quarante ans pour les infractions les plus graves) ainsi que les personnes ayant accès à ces données. Il prévoit toujours, pour les personnes physiques, un droit d’accès via une demande à la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

Mais il ne s’agit pas de la simple réunion du STIC et du JUDEX en un vaste et unique et fichier. Le nouveau traitement d’antécédents judiciaires contiendra également, et c’est ici que réside la nouveauté, la photographie des personnes physiques « comportant des caractéristiques permettant de recourir à un dispositif de reconnaissance faciale ». La Commission a souligné l’existence, dans l’utilisation de cette fonctionnalité d’identification, de risques importants pour les libertés individuelles. Il est en ce sens institué une procédure de contrôle par un magistrat désigné pour 3 ans ainsi qu’un système de traçabilité des consultations effectuées.

Décret n° 2012-652 du 4 mai 2012 relatif au traitement d’antécédents judiciaires

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