Ethique et IA : Jérémy Bensoussan invité du GPMSE

GPMSEJérémy Bensoussan participe à la nouvelle émission d’Agora News Sécurité autour du think tank mis en place par le GPMSE sur le thème de l’IA.

La nouvelle émission « débats » de la chaîne Agora News Sécurité en ligne depuis quelques jours est consacrée aux aux travaux du Groupement professionnel des métiers de la sécurité électronique (GPMSE) autour des enjeux éthiques de l’IA.

L’intelligence artificielle et le Machine Learning sont utilisés de manière exponentielle, dans de nombreux domaines, dont celui de la sécurité.

Face à de nouvelles menaces, prévenir les risques, anticiper les process et permettre à l’humain de gérer de manière toujours plus efficiente ces dangers sont devenus essentiels.

En outre, la crise du Covid-19 nous démontre les opportunités qu’offrent l’intelligence artificielle.

Jérémy Bensoussan

Néanmoins, face aux immenses avantages de ces nouvelles technologies, il est indispensable d’en considérer les enjeux éthiques et sociétaux.

C’est la raison pour laquelle Luc Jouve, Président du GPMSE Installation, a souhaité initier un Think-Tank sur ces enjeux, dès le mois de septembre 2019. Celui-ci réunit des adhérents du GPMSE, de nombreux membres de l’Agora des Directeurs Sécurité-sûreté, des représentants de ministères, des experts, des chercheurs Le GPMSE a souhaité associer à ses travaux le cabinet Lexing Alain Bensoussan Avocats, ainsi que des fédérations professionnelles belges et espagnoles, partenaires du GPMSE, l’enjeu étant européen.

L’objectif : pouvoir adresser des propositions aux pouvoirs publics.

Quatre émissions ont été programmées, avec Agora News Sécurité, pour relater les avancées des travaux du Think Tank. La première émission porte sur l’éthique.

Y participent :

L’occasion pour Jérémy Bensoussan d’évoquer les contours de l’encadrement juridique de l’intelligence artificielle qui se met actuellement en place. A ses yeux, la régulation d’IA se construit sur la base de compromis.

L’enjeu : trouver des points d’équilibre entre différents points de tension.

A titre d’exemple, « plus une solution algorithmique est efficace, moins on est capable de l’expliquer, de sorte qu’il existe un premier point de tension entre d’une part, la performance et la réduction des risques, et d’autre part le besoin de comprendre l’intelligibilité de la solution que la technique d’intelligence artificielle produit« . Autre exemple: « De nombreuses solutions d’IA sont basées sur de la données, en tous cas pour tout ce qui concerne l’IA algorithmique et probabiliste. Or, très souvent il s’agit de données à caractère personnel. De là naît un nouveau point de tension entre d’une part, les avancées en matière d’IA, et d’autre part, un cadre réglementaire européen et national très strict en matière de protection des données à caractère personnel« .

Où trouver des points d’équilibre ? « L’éthique est justement là pour nous y aider, car elle permet de préconfigurer une solution et de faire ressortir un consensus entre différents acteurs régaliens, institutionnels et privés« . L’éthique c’est, souligne Jérémy Bensoussan « du droit souple, qui n’entraîne pas de contrainte juridique absolue et qui ne peut pas être sanctionnée directement, mais qui permet de peser sur les comportements. De ce point de vue, quand un régulateur prend des positions éthiques, on a plutôt intérêt à les suivre. De la même façon, quand des fédérations professionnelles prennent de telles positions, elles peuvent susciter un élan permettant d’aider à trouver des points équilibre« .

Éric Bonnet
Avocat, Lexing Alain Bensoussan Avocats
Directeur de la Communication juridique

https://www.agoranews-securite.fr/think-tank-intelligence-artificielle-lethique/

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