Interview mars 2007

Interview du mois

Mr Franck de Langloy
Directeur Général de Gedicom (*)

La TéléAlerte : un couplage intelligent informatique – téléphonie

Pouvez-vous nous dire brièvement en quoi consiste exactement l’activité de Gedicom ?

La société Gedicom propose aux collectivités locales et territoriales des services d’information des citoyens par serveurs vocaux interactifs. Nous bénéficions d’une expérience de plus de 15 ans dans ce domaine et sommes aujourd’hui leader sur ce marché. Nous avons reçu le premier prix des Géo d’Or à l’occasion du salon de la Géomatique en 2004 pour notre logiciel d’alerte unique en son genre. A partir d’une interface entre un SIG (système d’information géographique) et un serveur téléphonique, notre service « TéléAlerte » permet de passer 40 à 50 000 appels téléphoniques de 30 secondes en une heure, mais également d’envoyer des méls, des télécopies et des SMS pour communiquer une alerte en cas de crise (canicule, inondation, pollution…), s’adresser à un groupe spécifique de destinataires (malades sous dialyse, personnes âgées…) ou tout simplement informer les habitants de travaux dans leur quartier.

Nos services permettent ainsi de répondre aux besoins d’information des populations que se soit en cas d’alertes liées à des risques majeurs ou tout simplement pour la gestion courantes comme la planification de travaux de voirie dans certaines rues ou de coupures d’électricité.

Techniquement comment fonctionne un service de TéléAlerte ?

Le système fonctionne grâce au couplage « informatique – téléphonie – SIG » développé avec les logiciels de la société ESRI France (**) qui est le premier distributeur de Système d’information Géographique au monde. Ce sont des applications informatiques lourdes puisque nous mettons en place des sites web sécurisés dans lesquels nos clients (essentiellement les collectivités) peuvent disposer de la cartographie de leurs villes ou zones sur laquelle sont placés tous les bâtiments avec leurs occupants signalisés par une fiches comportant leurs coordonnées (mél, télécopie, téléphone…). Les responsables eux-mêmes peuvent ainsi cibler des zones d’appel en cas d’alerte simplement en sélectionnant une zone de la carte à l’aide la souris qui constituera la base de données des destinataires du message d’alerte.

Nous pouvons ainsi joindre dans un délai extrêmement court les abonnés habitant dans des zones pré-sélectionnées sur une carte numérisée, afin de leur délivrer un message ciblé. Par exemple, en 2003 nous avons mis en place pour la municipalité d’Alès à la demande du Ministère de la Santé, le service « Voisin tuteur » permettant d’identifier les personnes âgées en difficulté et de contacter les voisins qui se sont engagés à intervenir en cas d’alerte canicule.

Quels sont vos principaux clients et innovations ?

Parmi nos clients les plus prestigieux, nous avons la Mairie de Clermont-Ferrand (140.000 habitants) et la Ville de Paris pour la gestion des risques majeurs (montée des eaux de la Seine, plan canicule). Nous venons également de remporter un marché avec EDF sur cinq ans pour équiper ses 70 centrales hydroélectriques et 17 centrales nucléaires de notre service « TéléAlerte » pour la gestion de crise. Par ailleurs, nous développons actuellement pour les usines Shell un produit totalement innovant. Il s’agit d’un boîtier d’alerte secouru électriquement par une ligne GSM et permettant d’envoyer directement un message pré-enregistré à une base de données pré-définie sans avoir besoin d’être connecté par un ordinateur au réseau Internet. Ce système présente l’avantage de pouvoir émettre des alertes en cas d’incendie ou d’explosion d’une raffinerie. Il peut s’agir d’une alerte à destination des gestionnaires de crise mais également vers la population pour les informer des démarches à suivre.

Nous avons aussi une activité qui se développe énormément sur le vote électronique pour les comités d’entreprises et les représentant du personnel. Nous sommes les seuls aujourd’hui à proposer de réaliser ces élections à l’aide de deux médias : l’Internet ou le Téléphone. Enfin, nous avons également des perspectives de développement en Europe, sur la Belgique, la Roumanie et l’Allemagne.

(*)www.gedicom.fr

(**)www.esrifrance.fr

Interview réalisée par Isabelle Pottier, avocat.

Parue dans la JTIT n°62/2007