Le corps connecté : Rencontre innovation textile et sport

Le corps connecté : Rencontre innovation textile et sportNaïma Alahyane Rogeon a participé à une rencontre « Innovation textile & sport » sur le corps connecté au salon Sport-Achat.

La table ronde présentera les nouveaux textiles utilisés dans le cadre des équipements sportifs et de loisirs connectés.

Ces derniers ouvrent des possibilités exponentielles de suivi et gestion de l’activité physique, de l’amateur au professionnel.
  • Quel impact ces nouvelles technologies ont-elles sur l’équipement des sportifs et sur la filière sport ?
  • Que peut-on attendre en matière de nouveaux capteurs et d’évolution des algorithmes ?

La mise en place en place de produits textiles qui requière des compétences numériques connexes a un impact sur le plan juridique tant au niveau de la conception, de la contractualisation et de la commercialisation.

La rencontre « Innovation textile & sport » est animée par Sophie Bramel, journaliste freelance spécialisée dans les textiles intelligents.

Naïma Alahyane Rogeon – Directrice du département Design & Création – Alain Bensoussan Avocats interviendra aux côtés de :

  • Christophe Ducamp – Fondateur Quantified Self France
  • Damien Hars – Responsable digital et e-commerce du Groupe Rossignol
  • Philippe Guermonprez – Chef du service Textile intelligent Mesures et développement à l’Institut français du textile-habillement (IFTH)
  • Yann Micheli – Fondateur Puls@care

Le salon Sport-Achat est LE Rendez-vous incontournable des professionnels du sport réunissant les industriels des grandes familles des sports de glisse, de la montagne et de l’outdoor.

Salon Sport Achat hivers à Lyon, 7 mars 2016, « Le corps connecté », programme.




Quantified Self, aspects techniques et applicatifs

Quantified Self, aspects techniques et applicatifsLe Quantified Self passe par l’utilisation d’un module de communication associé à une application centralisée.

Le tout est éventuellement relié à un réseau social visant au partage des données ainsi collectées et analysées.

Les capteurs sont des dispositifs transformant une grandeur physique (température, position, vitesse, altitude, etc.) en un signal (souvent électrique) qui renseigne sur cette grandeur. Les capteurs se présentent sous forme d’un microsystème-électromécanique équipé d’un moyen de communication sans fil, généralement une puce RFID active, porté sur soi (pince, bracelet, montre, brassard etc…) ou prenant place au domicile (boitier, pèse-personne etc.).

Le Quantified Self a connu un essor particulier notamment grâce à la démocratisation du Smartphone.

En effet, grâce à leur fonction GPS, d’accéléromètre, gyroscopique, leur boussole, leur caméra, les Smartphones permettent d’enregistrer de façon continue l’activité d’une personne : activité physique, donnée de santé, efforts quotidiens, etc.

Les informations collectées à l’aide du Smartphone ou du capteur sont analysées et stockées sur des interfaces dédiées, accessibles directement à partir d’un Smartphone (application mobile) ou par le biais d’un site web (interface web).

Un service complémentaire est généralement proposé, à savoir le partage des données obtenues sur les réseaux sociaux ouverts.

La mesure de soi peut être ainsi schématisée selon les 3 étapes suivantes :

  • la capture de données ;
  • l’analyse de données ;
  • le partage de données.

Du point des applications possibles, le Quantified Self semble sans limite. Tout ce qui peut être quantifié relève en effet potentiellement du domaine du Quantified Self.

Les applications de Quantified Self (1) concernent cependant traditionnellement les domaines de la santé, du bien-être et du sport, mais a aussi de la productivité, et du suivi du quotidien.

Les applications dédiées à la santé, telles que celles permettant la mesure de la glycémie ou de la tension artérielle par exemple, utilisent des capteurs mesurant des constantes à valeur médicale.

Les applications dédiées au sport mobilisent la fonction GPS du Smartphone ou du capteur pour enregistrer et analyser la trace d’un parcours et en déduire la vitesse, le dénivelé, le nombre de calories perdues, les records battus etc.

Les applications dédiées au bien être, le sommeil par exemple, utilisent quant à elles des capteurs permettant d’enregistrer et d’analyser de façon continue un certain nombre de paramètres vitaux révélateurs de l’état global de l’utilisateur (poids, activité physique, nutrition, sommeil, etc.).

Alain Bensoussan Avocats,
Lexing Droit du numérique

(1) Cnil, « Quantified Self: Comment mieux se connaitre grâce à ses données »,  26-11-2012.




Les enjeux juridiques des textiles intelligents et connectés

Les enjeux juridiques des textiles intelligents et connectésNaima Alahyane Rogeon précise pour L’Usine Digitale les implications juridiques de l’évolution des textiles intelligents.

Interaction entre mode et technologies. Textiles connectés, « smart-textiles », textiles actifs et réactifs… la notion de tissus intelligents recouvre plusieurs catégories de textiles qui allient un textile de conception technique mécanique (tissage, maillage, etc.) à une technologie permettant de détecter des informations, d’agir ou réagir et, pour certains, de transmettre les informations recueillies. Ces tissus intelligents visent ainsi à développer des interactions entre le corps humain et son environnement grâce aux nouvelles technologies.

Propriété industrielle. Sur le plan juridique, les textiles intelligents viennent poser de nouvelles questions, comme celles relatives à la propriété intellectuelle et à la protection d’un produit technologique textile. Le mode de protection juridique dépendra de la nature et des caractéristiques du tissu ou vêtement intelligent concerné.

Accords de partenariat.  Il conviendra d’envisager la conclusion d’une convention de partenariat en vue d’encadrer les interventions des acteurs (designers, programmeurs, industriels, etc.), leurs droits, obligations et responsabilités.

Protection des données. Les fabricants de vêtements dits « monitoring », utilisés dans le cadre du « quantified self », tels les capteurs et autres applications mobiles d’auto-mesure, devront veiller à la protection et à la sécurité des données recueillies, ainsi qu’au traitement de celles-ci en conformité avec la loi Informatique et libertés et bientôt avec le Règlement communautaire. Bon nombre d’entre elles constituent en effet des données dites « sensibles », dont l’exploitation est limitée et pour lesquelles une information des personnes concernée doit être effectuée avant toute collecte.

Naima Alahyane Rogeon pour L’Usine Digitale, « Les enjeux juridiques des textiles intelligents et connectés », le 8 octobre 2015




Applications mobiles Sweep Day : l’opacité de l’information

Applications mobiles Sweep Day : l’opacité de l’informationApplications mobiles – L’opération Sweep Day des applications mobiles menée le 13 mai 2014 (1) par la Cnil et 26 de ses homologues dans le monde a permis d’analyser 1211 applications mobiles. Il s’agissait de la seconde opération Sweep Day portant sur des applications mobiles, la première ayant été menée le 6 mai 2013 (2).


L’échantillon d’applications mobiles examiné c’est voulu représentatif : des applications gratuites et payantes provenant de tous secteurs confondus, allant d’application mobile de gestion de compte bancaire, aux jeux en passant par le quantified self (3).
Au niveau mondial, les constats sont les suivants :

  • une collecte généralisée des données personnelles des utilisateurs : 75 % des applications auditées collectent des données de façon généralisée sans que la finalité de l’application le justifie telles que la localisation, l’identifiant du terminal mobile, ainsi que les données d’accès à des comptes utilisateurs sont collectées ;
  • une information insuffisamment claire des internautes sur les conditions de traitement de leurs données personnelles : 50 % des applications auditées ont une information difficilement accessible ou illisible.

Au niveau national, les constats décrits au niveau mondial se retrouvent. Ainsi, concernant la collecte généralisée des données personnelles des utilisateurs, il a été constaté que les 10 données les plus collectées sans que la finalité de l’application le justifie sont par ordre de priorité : la localisation, l’identification de l’appareil, le stockage, la galerie photo et appareil photo, les contacts, les autres comptes utilisateurs, le microphone, les SMS/MMS, le calendrier, le journal d’appel.

Dans ce contexte, la Cnil recommande aux éditeurs d’applications mobiles d’améliorer la qualité de l’information et la transparence de leur utilisation des données personnelles qu’ils collectent (4).

Aussi, à tous les éditeurs d’applications mobiles, il est recommandé de prendre en compte dès la conception de l’application mobile, les contraintes juridiques relatives à la protection des données à caractère personnel par la définition des données qu’ils souhaitent collecter afin d’identifier précisément les contraintes juridiques existantes et les développements que cela implique tout en définissant et rendant accessible une politique de protection des données de l’application.

Une telle démarche permettra en plus de se prémunir contre d’éventuelles sanctions de la Cnil pour non-respect de la loi Informatique et libertés.

Elle constituera un atout concurrentiel et permettra d’instaurer un climat de confiance avec leurs utilisateurs, sans laquelle il sera difficile de pérenniser le succès des applications mobiles).

Céline Avignon
Anais Gimbert-Bonnal
Lexing Droit Marketing électronique

(1) Cf. notre post du 13-5-2014.
(2) Cf notre post du 6-5-2013.
(3) Cf. notre post du 4-7-2014.
(4) Cnil, actualité du 16-9-2014.