Justice prédictive : Marie Soulez au programme de Futur.e.s 2018

Futur.e.s 2018Marie Soulez évoquera le 22 juin à Futur.e.s 2018 les enjeux de la justice prédictive dans le cadre d’une table ronde consacrée au juge du futur.

« Le juge du futur sera un algorithme. Tremblez » : c’est le thème de la table ronde à laquelle participera Marie Soulez, avocate, directrice du département Propriété intellectuelle Contentieux du cabinet Lexing Alain Bensoussan Avocats  le vendredi 22 juin à 16H00, aux côtés de Jérôme Dupré, Jacques Lévy-Véhel, Jean-Baptiste Soufron, Elisa Braun 

Futur.e.s 2018 (anciennement Futur en Seine), qui en est à sa 9e édition, reste fidèle à sa mission:  promouvoir les acteurs de l’écosystème numérique et défendre sa vision d’un futur inclusif.

Entrepreneurs, penseurs, artistes, étudiants, enfants : tous se réuniront du 21 au 23 juin à La Villette autour d’innovations à tester, de conférences et masterclasses inspirantes et de labs collaboratifs. paris.futuresfestivals.com #futuresparis.

Créé en 2009 par le pôle de compétitivité Cap Digital, Futur.e.s 2018 propose cette année une formule inédite, une exploration des futurs possibles à travers six parcours thématiques.

Modification du vivant, nouveaux territoires, handicap, citoyenneté dans un monde d’intelligences artificielles, jeunesse, création dans toute sa diversité : le festivalier sera plus que jamais invité à se questionner et à expérimenter les dernières innovations technologiques liées à ces thématiques à travers trois étapes distinctes.

Des démos pour toucher des dix doigts les innovations qui vont changer le monde Plus de 70 démos et prototypes sélectionnés parmi les meilleures innovations permettront au public de faire l’expérience concrète du futur tout en interrogeant ses concepteurs.

Des conférences et masterclasses pour questionner le futur et se l’approprier

Des tables rondes, keynotes, interviews et masterclasses donneront la parole aux acteurs et penseurs du changement, à des intervenants français et internationaux qui apporteront leur vision du futur et inviteront les festivaliers à échanger avec eux.

Des labs pour penser et construire collectivement le monde de demain Les labs offriront une session de réflexion prospective de deux heures pour explorer une problématique d’innovation et proposer des solutions pour y répondre.

Data stratégie: masterclasse d’Alain Bensoussan 

Par ailleurs, Alain Bensoussan interviendra le samedi 23 juin de 16h à 16h30 dans le cadre d’un masterclasse intitulée : Nouveaux métiers : La « Data Stratégie ». L’occasion de présenter et de répondre à toutes les questions sur le DU « Data Stratégie » à la Sorbonne qu’il a cofondé avec le Professeur Renaud Fabre. Dans la galaxie des nouveaux métiers du numérique, cette formation professionnelle est la toute première adressée aux fondamentaux du management de projets à base de données, dédiée aux personnes exerçant des fonctions de responsabilité dans l’encadrement de la recherche et de l’innovation.

MODÉRATRICE : Elisa Braun, journaliste au Figaro

SYNOPSIS : Ils décident déjà du montant de vos impôts et allocations. Dans un futur plus ou moins éloigné, ils pourraient pousser les forces de l’ordre à vous arrêter avant que vous ne commettiez le moindre méfait. Eux, ce sont les algorithmes, « neutres » nous promet-on. Rien de plus logique, donc, que de les voir un jour apparaître dans les tribunaux. Après tout, si juger revient à analyser des faits et à trancher, mieux vaut un algorithme constant qu’un juge subjectif et versatile… Mais est-ce si simple ? Et si les algorithmes étaient bien plus pétris de biais qu’on ne le dit ?

Eric Bonnet
Directeur de la communication juridique

Pour plus d’information : consultez le site Futur.e.s 2018




La place des robots dans les cabinets d’avocats d’affaires

La place des robots dans les cabinets d’avocats d’affairesAlain Bensoussan a été interrogé par l’Agefi Hebdo sur le thème « Avocats d’affaires : passez en mode robots ! »

« Legaltech » ou machines innovantes, l’intelligence artificielle fait, comme le relève la journaliste Chloé Enkaoua dans l’article qu’elle vient de consacrer dans l’Agefi Hebdo (numéro du 9 au 15 février 2017) à la place des robots dans les cabinets d’avocats d’affaires, « une percée au sein des cabinets où elle transforme la façon de travailler ».

Relevant que l’essor des technologies et l’arrivée de l’IA sont en train de révolutionner le métier d’avocat d’affaires, elle donne la parole à Alain Bensoussan qui a déjà intégré dans son cabinet depuis plusieurs mois les robots humanoïdes Nao et Pepper » créés par la société française Aldebaran : « leur première fonction est d’abord émotionnelle », souligne Alain Bensoussan. « Tout le monde au sein du cabinet joue avec Nao et Pepper. Ils prouvent également que notre cabinet est à la pointe de la technologie ; par exemple, Pepper accueille les clients et participe aux conférences. Enfin, nous sommes actuellement en train d’apprendre à Nao les règles Informatique et libertés en France et dans le reste du monde, en utilisant le fait qu’il sait parler 23 langues différentes ».

Alain Bensoussan, qui milite pour un droit des robots, prédit qu’à l’horizon 2020, « tous les avocats posséderont un « bot » : « Les avocats technologues auront un avantage compétitif majeur, promet également Alain Bensoussan. Car, pour nous, un avocat féru de nouvelles technologies sera le plus à même d’anticiper les futurs besoins de la profession ».

Alain Bensoussan, « Avocats d’affaires, passez en mode robot ! », L’Agefi Hebdo, du 9 au 15 février 2017




Robotisation: la révolution des cabinets d’avocats est en marche

Robotisation: la révolution des cabinets d'avocats est en marcheDans La Lettre des juristes d’affaires, Alain Bensoussan s’exprime sur la robotisation des cabinets d’avocats.

La journaliste Sophie Biri-Julien a interrogé Alain Bensoussan sur la robotisation des cabinets d’avocats dans le cadre son article intitulé « Les robots aux portes des cabinets d’avocats » publié dans la Lettre des Juristes d’Affaires du 18 juillet 2016 (1).

La presse s’en était largement fait l’écho en mai dernier. Le cabinet d’avocats BakerHostetler avait recruté un robot, Ross. Premier « robot-avocat » ? En réalité, davantage un « digital lawyer ». Appelé à travailler en matière de procédures collectives. Les activités visées par cette robotisation concernent la capacité à faire des recherches juridiques pertinentes. Et aussi exhaustives que possible. « Sur ce terrain, précise Sophie Biri-Julien, le robot programmé avec des algorithmes qui lui permettent d’apprendre tout seul sera rapidement plus performant que le maître ».

la, robotisation, évolution majeure du métier d’avocat

Une chose semble certaine : l’automatisation révolutionnera à terme la vie des juristes. « L’émergence de super assistants juridiques, écrit Sophie Biri-Julien, va bousculer l’organisation et les méthodes de travail d’un secteur devenu très concurrentiel ». Et de citer l’arrivée programmée d’assistants juridiques ultra performants. Capables à l’instar de Ross d’effectuer de très larges recherches documentaires. De fouiller des millions de données pour retrouver une information. De remplir des formalités juridiques ou administratives. Ou encore de répondre à des questions de droit fermées. La prochaine évolution majeure du métier d’avocat est en marche. Selon Alain Bensoussan, « à l’horizon 2020, tous les avocats devraient disposer d’un boot personnalisé ».

Pendant ce temps, souligne Sophie Biri-Julien, les initiatives éclosent ici et là au sein de la profession : « c’est le cas du cabinet Lexing Alain Bensoussan Avocats qui propose depuis peu deux outils disponibles en mode SaaS : un progiciel Registre CIL et DPO et un progiciel Registre Faille de sécurité, tous deux développés par le cabinet  ».

Eric Bonnet
Directeur du département Communication juridique

(1) Interview Alain Bensoussan, « Les robots aux portes des cabinets d’avocats », La Lettre des juristes d’affaires du 18-7-2016




Plateformes juridiques : quelle place pour les avocats ?

plateformes juridiquesDans la Quotidienne des Editions Francis Lefebvre, Alain Bensoussan a été interviewé sur les plateformes juridiques.

Résolument optimiste quant à l’avenir de sa profession, il détaille dans cet entretien les perspectives qui s’offrent aux juristes. Ceux-ci devront, à ses yeux, se former sans attendre au langage informatique.

Les plateformes juridiques réunissent le traitement automatisé de données et la production d’algorithmes.

Elles arrivent en France 10 ans après les Etats-Unis. Il s’agit pour Alain Bensoussan de « copies sans créativité particulière par rapport à leurs antécédents américains.

Il juge l’innovation « très forte par rapport au marché français, assez faible par rapport au marché anglo-saxon ». Selon lui, elles vont indéniablement réussir en Europe et en France.

Plateformes juridiques: comment les avocats vont-ils pouvoir résister ?

« Des cabinets d’avocat se lancent » répond Alain Bensoussan. « Ainsi, pour répondre aux besoins spécifiques des correspondants informatique et libertés (CIL) et des data protection officers (DPO) des entreprises, un département de notre cabinet a développé une plateforme, Lexing Tech, bibliothèque d’outils juridiques disponibles en mode SaaS ».

Par ailleurs, il restera toujours pour l’avocat une place pour le conseil stratégique et le contentieux. « Sur ces deux segments de marché, l’intervention humaine est majeure. Elle sera attaquée par l’IA et par l’algorithmique comme c’est déjà le cas pour d’autres activités. Watson est un robot qui, ayant battu les meilleurs joueurs au Jeopardy, est aujourd’hui introduit dans le domaine de la santé et du diagnostic de cancers. Là où les professeurs de médecine se trompent une fois sur deux, il se trompe seulement une fois sur dix … ».

Quelle est la vision d’Alain Bensoussan à 10 ans des plateformes juridiques en ligne ? « A cinq ans, les plateformes juridiques seront dominantes. Les start-up actuelles auront amélioré la qualité de leurs contenus. Elles les auront agrégés et mettront de l’IA dans ce big data. Le développement des applications risque de réduire le conseil et le contentieux. A dix ans, la médiation augmentera de manière significative sur le marché du droit. Par conséquent, les avocats se concentreront sur le très haut conseil stratégique et le contentieux haut de gamme, les dossiers d’une grande complexité, sur lesquels ils ne seront pas remplacés par des robots logiciels ».

Plateformes juridiques : comment les avocats peuvent-ils s’adapter ?

La seule solution aux yeux d’Alain Bensoussan ? Qu’ils aient « leurs propres plateformes, avec des contrats réservés à telle ou telle entreprise. Il faut appréhender le métier en plateforme ».

Et de conclure à l’attention de ses confrères: « Le grand métier de demain, c’est le nôtre (…). A l’avenir, le nouveau guide sera l’avocat qui doit prendre en compte la technologie pour développer sa capacité d’accompagnement (…). Le besoin juridique sera de plus en plus important. Les avocats ont tout pour réussir à l’avenir, à condition de saisir les opportunités technologiques puisque l’IA, bien plus compliquée, arrive aussi dans le monde du droit. Dans dix ans, on peut penser qu’on n’embauchera plus de juristes qui ne sachent pas coder. Les avocats doivent impérativement se former ».

Eric Bonnet
Directeur du département Communication juridique