Tourisme d’affaires : quelles obligations dans la gestion des données

Anne Renard évoque pour le site Déplacements Pros les obligations incombant aux acteurs du tourisme d’affaires en matière de données personnelles.

Quelles sont les obligations incombant aux acteurs du tourisme d’affaires dans la gestion des données personnelles ? C’est le thème abordé par le site Déplacements Pro le 27 février 2019, qui donne la parole à Anne Renard, avocate, Directrice du département conformité et certification du cabinet Lexing Alain Bensoussan Avocats.

Comme le souligne la journaliste Aurélie Krau, la donnée représente aujourd’hui « le Graal pour l’acheteur et le travel manager cherchant à mieux piloter la politique voyage de l’entreprise ». Si elle devient « plus tangible grâce à des nouvelles métriques et aux progrès technologiques, quid de son utilisation au bénéfice des voyageurs afin d’aboutir à un travel management réellement personnalisé ? »

Gestion des données personnelles : BtoC or BtoB ?

Environnement BtoC (consommateur) ou environnement BtoB (professionnels) : quelles sont les principales différences en matière de gestion des données personnelles ?

Selon Anne Renard, il n’y a pas en principe de distinction à opérer sur ce point : dès lors qu’une personne physique est directement ou indirectement identifiable, peu importe qu’elle soit dans le cadre de sa vie privée ou de sa vie professionnelle. Le RGPD a pleinement vocation à s’appliquer dès lors qu’un traitement de données à caractère personnel est mis en œuvre.

Néanmoins, lors d’une relation BtoB, de tels traitements de données sont souvent moins nombreux et leur sensibilité moindre. Il convient par ailleurs de relever que les règles applicables en matière de prospection commerciale diffèrent selon que l’on est en BtoB ou en BtoC. Toutefois, ce n’est pas le RGPD qui est applicable en la matière. C’est le projet de règlement e-privacy qui devrait avoir un impact.

Gestion des données personnelles et expérience client

Quels conseils donner à un acteur du travel management qui souhaite utiliser les données personnelles des voyageurs pour personnaliser leur expérience ?

Selon Anne Renard, il convient

  • Premièrement, d’informer les collaborateurs en interne sur l’existence d’un profilage : « Il faut avant tout faire preuve de transparence à l’égard du salarié voyageur sur l’existence d’un profilage aux fins de personnaliser les prestations de voyage. Cela passe par la mise en place d’une politique de protection des données personnelles ou encore par l’insertion de dispositions spécifiques dans la politique voyage, ce qui aura pour effet de rassurer le voyageur. Il doit en outre être mis en mesure de s’opposer au profilage. Il convient également de l’informer des détails du profilage : qu’est-ce qui motive le profilage ? Comment va-t-il être réalisé ? Sur la base de quelles données ? Quelles conséquences ce profilage va t’il avoir ? » ;
  • Deuxièmement, d’encadrer contractuellement l’utilisation des données personnelles du voyageur avec les prestataires tiers : « On peut ainsi soit limiter, soit ouvrir le champ d’utilisation de ces données, en particulier avec les agences de voyages d’affaires » ;
  • Enfin, permettre au voyageur de « s’opposer, de manière explicite, à la prospection liée au profilage étant précisé que cette faculté de s’opposer au profilage est propre à la personne dont les données sont traitées ».

Cette interview est issue du MOOK #2 publié par Travel On Move, le média du toursime digital, à l’occasion du dernier salon IFTM Top Résa (sept. 2018).

Eric Bonnet
Avocat, Lexing Alain Bensoussan Avocats
Directeur de la communication juridique




Tourisme & technologie : Alain Bensoussan intervient au To.te.c 2018

 

To.te.c

Alain Bensoussan participe le 11 décembre au To.te.c (Tourisme Technology conferences), évènement dédié à l’impact des technologies dans le secteur du tourisme.

600 décideurs français et étrangers du tourisme, du voyage d’affaires et du digital se réunissent le 11 décembre 2018 à Paris (Pavillon Cambon) dans le cadre de la 10ème édition du To.te.c (Tourisme Technology Conferences) organisée par Eventiz Media Group.

Au programme : des conférences et tables rondes sur le thème de «L’experience client» portant sur l’impact des nouvelles technologies dans le secteur du Business Leisure Travel, ainsi qu’un déjeuner et un cocktail dédiés au networking entre les acteurs du tourisme, du voyage d’affaires et du digital.

Tourisme : l’impact de la transition digitale

2020. Le mobile a façonné les services, les smart cities sortent de terre et les véhicules deviennent autonomes. Au cœur de cet univers en mutation, des individus ultra connectés et exigeants en quête d’efficacité.

Que ce soit dans le cadre d’un déplacement personnel ou professionnel, le voyageur souhaite un parcours personnalisé, riche et fluide. Pour servir au mieux l’intérêt du client, du collaborateur et des entreprises, les acteurs du voyage d’affaires et du loisir vont devoir rendre la technologie invisible, proposer une expérience sans friction et faire du temps réel une unité de temps.

Selon Frédéric Vanhoutte, président d’Eventiz Media Group, «Nous ne sommes plus uniquement à la recherche du moins cher, du plus original des produits de transport ou de voyage… Désormais, il y a une exigence de fluidité, de sécurité et de capitalisation sur les données personnelles. Au To.te.c, nous écouterons les experts du «friction less», du voyage virtuel et de la sociologie, pour plonger dans les nouveaux usages et ceux de l’avenir».

Après une édition 2017 consacrée aux problématiques de sécurité dans le Travel, le To.te.c invite cette année les professionnels du secteur à découvrir les enjeux de l’expérience de voyage de demain.

Tourisme : les nouveaux facteurs de compétitivité

Dans le cadre de cette 10ème édition, Alain Bensoussan intervient à 11h30 sur le thème «Sécurité, expérience client, écologie… les nouveaux facteurs de compétitivité».

A l’heure des algorithmes et du Big data, le secteur du voyage d’affaires et de loisir, par nature extrêmement datavore, est au cœur des enjeux de la transition digitale. Hyper connexion du voyageur, hyperpersonnalisation des offres, digitalisation de l’univers du voyage sont à l’origine d’une profonde transformation d’un secteur qui n’a jamais été aussi concurrentiel. Les acteurs qui réussiront à s’imposer sont ceux qui auront tiré les conséquences de la profonde mutation digitale de l’univers du voyage.

Retour sur l’édition 2017 : https://www.tom.travel/2018/10/18/j-54-le-totec-2018-reunira-600-decideurs-du-leisure-et-du-business-travel-2/

Lieu : Pavillon Cambon Capucines, 46, rue Cambon, 75001 Paris

Horaires : 8h30-18h

Programme : https://www.totec.travel/agenda/

Eric Bonnet

Directeur département Communication juridique




Future of Business Travel : quels enjeux juridiques ?

Future of Business Travel : quels enjeux juridiques ?Emmanuelle Walle intervenait, le 16 avril dernier, à l’occasion de la 2ème édition du Future of Business Travel. Organisé par Travel On Move (T.O.M), le média du tourisme digital, la deuxième édition du Future of Business Travel se tenait mardi 16 avril 2017 au Centre de Conférences Capital 8.

A cette occasion, Emmanuel Walle, Directeur du département du Droit du travail numérique au sein du cabinet Alain Bensoussan Avocats Lexing, avait été invité à intervenir sur la thématique : « Quelle frontière entre l’obligation d’assistance au voyageur et l’atteinte à la vie privée ? Quels impacts des technologies émergentes sur le plan légal pour l’entreprise ? ».

Les nouvelles technologies ont un impact sur le traitement des données liées au voyageur d’affaires. Pour régir ces évolutions, le droit se voit également transformé. Le nouveau Règlement général sur la protection des données, notamment, définit les règles de protection de la data personnelle. Un sujet qu’Emmanuel Walle est venu développer lors du Future of Business Travel, organisé par T.O.M.

Comme le souligne Mathilde Ragot dans l’article qu’elle consacre sur le site TOM à cette intervention, « la frontière entre vie privée et vie professionnelle subit l’impact des technologies. Le droit s’empare de ces nouvelles pratiques et évolue en conséquence. Pour l’avocat, il y a tout intérêt à comprendre cette évolution : « Le voyage d’affaires implique une déterritorialisation des règles de droit. Cela la rend d’autant plus intéressante ». Dans un secteur aux enjeux financiers importants, le big data, les agrégateurs ou encore l’intelligence artificielle conduisent au changement. Aujourd’hui, selon Emmanuel Walle, il y a une volonté d’intégration d’un outil personnel dans l’interface professionnelle. Comment le droit encadre-t-il cela ? »

Big data et protection des données personnelles

Juridiquement, résume à juste titre Mathilde Ragot, on assiste à une véritable transformation de l’environnement juridique des entreprises en matière de protection des données : « Depuis 2012, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) intègre les technologies dans la préservation de la data à caractère personnel. Il définit un nouveau périmètre pour permettre aux entreprises européennes d’être cohérentes législativement ». Un texte fondamental que devront avoir intégré les entreprises au plus tard dans un an et qui a par ailleurs été renforcé par la loi « Lemaire » pour une République numérique du 7 octobre 2016.

Autre sujet sensible, la géolocalisation des salariés – « qui fait partie des articles-phare du RGPD » précise Emmanuel Walle. La jurisprudence n’interdit pas la géolocalisation mais impose un critère, celui du bouton on/off : « L’utilisateur doit pouvoir se déconnecter de façon intellectuelle et physique, explique l’orateur. Par exemple, il doit pouvoir désactiver son GPS ». Selon Emmanuel Walle, le changement principal apporté par le digital est qu’il permet de garder un lien permanent avec ses salariés. Un lien qui permet par ailleurs de collecter des données pour apporter des connaissances supplémentaires, notamment sur les signaux faibles.

Traçabilité

Comme l’écrit Mathilde Ragot, ce traçage n’est possible que dans des situations précises. Malgré l’assouplissement de la jurisprudence, des garde-fous préservent des abus. Il existe ainsi un droit à la traçabilité, mais qui doit se faire dans le respect du droit à l’oubli. La légitimité des outils est garantie par l’absence de contrôle permanent. « On ne filmerait pas quelqu’un avec une caméra pendant toute sa journée de travail. C’est la même chose dans le voyage d’affaires », développe l’avocat.

Avec de nouvelles technologies comme les bots, la traçabilité est plus ou moins marquée et identifiable. « L’obligation est d’informer », expose Emmanuel Walle.

Les technologies évoluent tous les jours. En conséquence, le droit évolue tous les jours. » Selon lui, la tendance du BYOD — l’utilisation d’équipements personnels dans un contexte professionnel – est toujours d’actualité. « Leur autorisation n’est pas encore définie. Des hypothèses sont à mettre en place », conclut-il.

Voir précédemment l’intervention d’Alain Bensoussan de la première édition du Future Of Customer Relationship

Eric Bonnet
Directeur du Département Communication juridique




L’impact de la transition digitale sur le tourisme d’affaires

L'impact de la transition digitale sur le tourisme daffairesEmmanuel Walle participera le 16 mai 2017 à la 2ème édition du Future of Business Travel, événement  incontournable du tourisme d’affaires.

Sous l’impact des technologies émergentes et des nouveaux usages, le secteur du voyage d’affaires est en pleine mutation.

Pour la seconde année consécutive, Travel On Move (T.O.M), le média du tourisme digital, organise le Future Of Business Travel afin d’éclairer les décideurs sur les enjeux d’aujourd’hui et de demain.

Durant une matinée, le #FBT17 réunit plus de 150 décideurs du Voyage d’Affaires (Acheteurs, travel managers, fournisseurs…) autour de conférences et de débats sur les nouvelles technologies et les tendances naissantes.

Emmanuel Walle, Directeur du département Droit social numérique du cabinet Alain Bensoussan Avocats Lexing, interviendra sur le thème: « Duty of Care : quelle frontière entre l’obligation d’assistance au voyageur et l’atteinte à la vie privée ? Quels impacts des technologies émergentes sur le plan légal pour l’entreprise ? »

En marge des keynotes, les échanges seront favorisés lors de pauses dédiées au networking et aux démonstrations.

Assister au #FBT17 permet de :

  • Bénéficier de la vision d’acteurs de haut-niveau sur l’évolution du Digital, des comportements des voyageurs et du Business Travel en général ;
  • Rencontrer les professionnels du Voyage d’Affaires, ceux de l’économie numérique et les spécialistes de l’innovation ;
  • Découvrir les startups innovantes ;
  • Appréhender l’évolution du Business Travel.

Le lieu : Centre de conférences Capital 8
32 Rue de Monceau, 75008 Paris

Voir précédemment l’intervention d’Alain Bensoussan de la première édition du Future Of Customer Relationship

Eric Bonnet
Directeur du Département Communication juridique