Avis du CCNE sur l’extension du diagnostic préimplantatoire

Santé et Biotechnologies

Assistance médicale à la procréation

Avis du CCNE sur l’extension du diagnostic préimplantatoire

Le diagnostic préimplantatoire consiste à faire un diagnostic réalisé in vitro sur une ou deux cellules de plusieurs embryons, afin d’en sélectionner un qui soit indemne de l’affection redoutée pour le transférer in utero. A l’heure actuelle, cette pratique est extrêmement encadrée, eu égard aux risques de dérives, comme l’instrumentalisation de l’enfant. Réduit au cas des maladies génétiques d’une particulière gravité reconnues comme incurables, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) recherche s’il est possible d’élargir cette pratique pour les cas d’atteinte de la maladie de Fanconi et de la maladie de Hunington. Etudiant ces hypothèses sous l’angle éthique, scientifique et pratique, le CCNE conclut que les précautions à prendre dans ce domaine ont pour objectif de parer à une possible dérive conceptuelle que la société peut avoir de l’humain, qui deviendrait un moyen et non une fin. Il est d’ailleurs rappelé le principe selon lequel l’intérêt du tiers ne doit jamais nuire à l’intérêt de l’enfant à naître.

Avis du CCNE n°072

(Mise en ligne Juillet 2002)

Alain Bensoussan

Dès 1978, Alain Bensoussan, avocat à la Cour d’appel de Paris, spécialiste en droit de la propriété intellectuelle, en droit de l’informatique ainsi qu’en droit des relations internationales, a fondé un cabinet dédié au droit des technologies avancées.