Interview Denis Meingan – KnowledgeConsult (Août 2005)

Interview

Denis Meingan
Directeur Associé de KnowledgeConsult (*)

Le KM : entre veille, gestion des connaissances et conduite du changement…

Quel rôle jouez-vous auprès des entreprises ?

Pour les entreprises, la veille et le management des connaissances sont bien distincts. La première est tournée vers l’externe et l’autre vers l’interne. Cependant en tant que praticiens nous avons constaté chez KnowledgeConsult que l’une comme l’autre relevait de la gestion de l’immatériel et faisait appel pour leur mise en place à des savoir-faire proches que sont le travail collaboratif, l’animation des réseaux, la conduite du changement. C’est pourquoi nous sommes des spécialistes de la conduite du changement pour les activités relevant de l’immatériel et nous pouvons apporter aux entreprises un haut niveau de compétence et de professionnalisme dans ce domaine très sensible qui consiste à faire évoluer les collaborateurs vers de nouveaux modes de fonctionnement, de nouvelles valeurs. Par ailleurs, la pratique courante de la mise en œuvre de la veille et de la gestion des connaissances nous permet de trouver des solutions adaptées aux problèmes posés par les entreprises sans les entraîner dans la mise en œuvre de dispositifs globaux incluant ces deux aspects, qui relèvent le plus souvent du registre communément appelé « l’usine à gaz ».

Quel est exactement le périmètre d’application du management des connaissances ?

Le management des connaissances concerne tous les secteurs, de la banque à l’ingénierie, et toutes les fonctions, des achats à la maintenance. Actuellement, les opérations de mise en œuvre du management des connaissances se focalisent sur les fonctions marketing et commerciale ainsi que sur les services de recherche et développement. Il faut noter cependant que les cabinets de conseil et les cabinets d’avocats ont été parmi les pionniers de la mise en œuvre du KM. En outre, le KM peut apporter une réponse à la pénurie de connaissances et de compétences que peut faire craindre le  » Papy krach » par des opérations de capitalisation dans des livres de connaissances mais surtout par l’implémentation de communautés de pratiques.

Quels sont les facteurs clés du succès d’un projet de KM ?

La réussite d’un projet de KM repose sur une savante alchimie entre culture, organisation et technologie. De ce point de vue, il n’y a pas un composant principal. Néanmoins, dans un projet de gestion des connaissances il est possible de démarrer la mise en œuvre de communautés de pratique sans utiliser des technologies évoluées. Par contre, il est impossible de démarrer sans un appui des collaborateurs. Faire comprendre aux collaborateurs, qu’il a plus d’avantages à fonctionner dans une logique d’échange et de partage des connaissances est assez long à mettre en place et à pérenniser. C’est néanmoins possible. Même plus, c’est devenu maintenant nécessaire.

(*) cabinet spécialisé en mise en œuvre du management des connaissances et de la veille, il réalise mensuellement une newsletter disponible sur simple inscription sur : www.knowledgeconsult.com

Interview réalisée par Isabelle Pottier, avocat.

Parue dans la JTIT n°42-43/2005 p.10

« Isabelle Pottier »
isabelle-pottier@alain-bensoussan.com

Alain Bensoussan

Dès 1978, Alain Bensoussan, avocat à la Cour d’appel de Paris, spécialiste en droit de la propriété intellectuelle, en droit de l’informatique ainsi qu’en droit des relations internationales, a fondé un cabinet dédié au droit des technologies avancées.

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