Les jouets connectés : gare au risque d’espionnage

Les jouets connectésDans le numéro 50 de la revue PLANETE ROBOTS, Alain Bensoussan revient sur les jouets connectés et les risques d’espionnage.

Les robots jouets se développent de plus en plus. Ils ont des fonctionnalités plus ou moins larges allant du jouet éducatif au robot compagnon de jeu à forme animale.

S’agissant de produits utilisés par des enfants, une réglementation spécifique existe avec des obligations de sécurité et des restrictions d’importation essentiellement issues de la directive européenne 2009/48/CE du 18 juin 2009 relative à la sécurité des jouets.

Celle-ci impose le respect d’obligations préalables à sa mise sur le marché et des procédures de contrôle et de tests et prohibe un certain nombre de substances dans la composition du jouet.

Mais en plus de la réglementation relative à la sécurité, les jouets connectés posent d’autres questions comme l’émission de rayonnements qui expose les enfants aux radiofréquences ou encore la protection des données privées collectées et leur sécurité.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié des recommandations en juin 2016. Elles visent à adapter les valeurs limites d’exposition réglementaires afin de réduire l’exposition des enfants aux champs électromagnétiques.

De son côté, la Cnil a dispensé des conseils à destination des parents pour sécuriser l’utilisation des jouets connectés de leurs enfants dans une information du 28 février 2017.

En novembre 2017, la Cnil a mis en demeure un fabricant de jouets de procéder à la sécurisation de jouets connectés à destination d’enfants : la poupée « My Friend Cayla » et le robot « I-QUE ». Cette mise en demeure ne constitue pas une sanction. Si la société se conforme sous deux mois, aucune suite ne sera donnée (1).

Cette affaire n’est pas sans rappeler la poupée qualifiée de « Barbie Stasi » par la presse allemande, avec son comportement mi-internet connecté, mi-robot en devenir.

Alain Bensoussan pour Planète Robots, « Les jouets connectés : gare au risque d’espionnage », n°50, Mars-Avril 2018.

(1) Décision n° MED-2017-073 publiée sur Legifrance.fr.

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